Making Psychological Safety a Prerequisite in the Workplace

Faire de la sécurité psychologique un prérequis au travail

Dans mon dernier article intitulé « Renverser le courant – Une squad de gestionnaires au service des employés« , j’ai abordé le principe directeur de Modern Agile que je préfère : Rendre les gens formidables.

Je trouve cela si important que, pour moi, ce n’est plus qu’un principe directeur de Modern Agile, mais bien une valeur fondamentale. Le succès personnel et professionnel n’est pas comme une pizza. Lorsque quelqu’un atteint le succès, ça n’en laisse pas moins pour les autres. Bien au contraire, cela inspire les gens. En conséquence, j’ai simplement décidé de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider les gens à réussir, afin que tous en bénéficient.

Pour assurer le succès des gens dans leur milieu de travail, cependant, un autre concept est primordial. Dans cet article, j’explorerai mon second principe directeur de Modern Agile préféré : Faire de la sécurité un prérequis.

Qu’entend-t-on par sécurité?

Il s’agit de la sécurité psychologique.

Modern Agile, qui a prit vie grâce à Joshua Kerievsky, nous donne une bonne idée de ce que signifie la sécurité :

La sécurité est un besoin humain de base, ainsi que la pierre angulaire du rendement élevé. Nous nous assurons que la sécurité soit un prérequis en établissement un environnement sain avant même de s’engager dans quelconque travail hasardeux. Nous protégeons le temps, l’information, la réputation, l’argent, la santé et les relations des gens. Nous nous efforçons de rendre nos collaborations, produits et services résilients et sécuritaires.

Pour moi, cependant, tout ceci va plutôt de soi. J’aime aller beaucoup plus loin. Vous voyez, dans le marché du travail actuel, les gens ont le réflexe de porter le « masque professionnel » en allant au travail. Par masque professionnel, je veux dire qu’ils se sentent obligés de montrer une image d’eux affichant plusieurs apparences :

  • Apparence d’être en contrôle
  • Apparence de savoir ce qu’ils font
  • Apparence de ne pas faire d’erreurs
  • Apparence de performance optimale

Les gens portent ce masque car ils ont la perception que le contrôle, la connaissance, la perfection et la performance sont attendus en tout temps. On est payés un bon salaire, donc il est normal que nous soyons toujours en contrôle, que nous sachions ce qu’on fait, que nous ne fassions aucune erreur et que nous soyons performants, n’est-ce pas?

Faux.

Faux, car si nous voulions réellement tout ceci, il serait plus simple d’utiliser des robots ou des logiciels. On ne peut exiger des humains qu’ils démontrent ces qualités en tout temps. Ce n’est simplement pas possible, et probablement pas souhaitable.

Les gens ne devraient pas avoir peur d’échouer

Un environnement sécuritaire et sain en est un où les gens peuvent croître et apprendre. Je suis désolé d’être celui qui doit vous annoncer cela, mais l’apprentissage n’est pas possible sans les erreurs. En fait, l’échec n’est pas l’opposé du succès, c’en est une partie fondamentale. Les gens ayant réussi dans la vie sont probablement ceux qui ont échoué plus souvent que les autres.

Un très bon exemple de cela est l’histoire de Thomas Edison. Dans sa qualité d’inventeur, Edison a fait des milliers de tentatives pour créer une ampoule efficace. Lorsqu’un journaliste lui a demandé comment il se sentait face à autant d’échecs, il aurait répondu ceci :

Faire de la sécurité psychologique un prérequis au travail
« Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 façons qui ne fonctionnent pas. » – Thomas Edison

Que l’histoire soit véridique ou non, vous comprenez le concept. Et Edison était assez chanceux de savoir ce qu’il essayait d’accomplir. Permettez-moi de faire une liste de choses qui n’existeraient pas si les gens n’avaient pas fait d’erreurs :

  • La pénicilline
  • Le stimulateur cardiaque
  • Les rayons X
  • Les fours à micro-ondes
  • Les feux d’artifice
  • Les imprimantes à jet d’encre
  • Les papiers adhésifs Post-It

Toutes ces choses ont été découvertes par hasard par des gens essayant d’accomplir autre chose. Dans quel monde vivrions-nous si les erreurs étaient interdites? L’échec représente une opportunité incroyable d’apprendre et de découvrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Ce petit bonhomme a réussi à très bien résumer ce concept sur le grand écran, récemment :

Faire de la sécurité psychologique un prérequis au travail
« Le plus grand des professeurs est l’échec. » – Yoda

En tant que gestionnaires et collègues, il est de notre devoir de créer un environnement où l’échec ne soit pas vu d’un mauvais œil.

Les gens ont surtout peur du blâme

Je crois qu’il s’agisse de la cause principale d’une si grande peur de faire des erreurs. Depuis à peu près toujours, l’échec en milieu de travail est vu comme quelque chose de terrible car les gens sont blâmés pour leurs erreurs.

Je demande très souvent : « Pour quoi optimisez-vous votre système?« .

Lorsque les gens sont blâmés pour leurs erreurs, c’est très punitif. L’infâme bâton qui vient parfois avec la carotte. Ce système est optimisé pour éviter les erreurs.

Lorsque les gens sont encouragés à apprendre de leurs erreurs, c’est du renforcement positif. Le système est optimisé pour apprendre d’une situation difficile.

« Mais certaines erreurs coûtent des milliers de dollars! », me direz-vous. C’est juste. Me ferez-vous croire que pas la moindre personne n’a appris quoi que ce soit de cette erreur? Voyez-le comme un investissement. Une session de formation spontanée. Malheureusement, vous ne pourrez en retirer aucun crédit d’impôts!

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Alors, comment rendre mon environnement de travail plus sécuritaire?

Il y a plusieurs moyens de sécuriser un environnement. Je ne les connais pas tous. Mais je sais une chose : si l’environnement doit être sécuritaire et sain, ce doit l’être pour chacun, en commençant par la direction.

Les gestionnaires doivent montrer l’exemple

Si la direction et les gestionnaires ont « toujours raison » ne « font jamais d’erreur », le système est optimisé pour éviter les erreurs. La direction établit ainsi la norme du comportement dans l’entreprise.

Si tous les gestionnaires travaillent très tard, peu de gens seront confortables de quitter plus tôt. Si les gestionnaires ne prennent jamais de vacances, les gens se sentiront très mal d’en demander. Si les managers sont reconnus pour admettre qu’ils peuvent s’améliorer, les gens sentiront que les rétroactions constructives comme quelque chose de positif.

En admettant nos propres vulnérabilités, nous établissons la norme dans le milieu de travail. Nous communiquons l’idée selon laquelle ne pas être parfait est quelque chose de toute à fait acceptable.

Célébrez cette transparence

Si quelqu’un admet avoir fait une erreur, assurez-vous que le focus soit sur la leçon apprise. Elle devrait être la bienvenue, partagée et célébrée. Faites attention de ne pas trop mettre les gens sous les projecteurs. Remerciez-les en personne. Lorsque vous sentez que vos collègues sont prêts et que la culture est assez sécuritaire, vous pouvez les remercier publiquement. Ce qu’ils ont appris pourra servir à d’autres.

Une activité pratique pour améliorer la sécurité au travail

Dans mon département, nous nous demandions comment améliorer la sécurité de notre environnement immédiat. Il y a cette idée que je transporte avec moi depuis quelques années, dont je ne me rappelle plus l’origine, et que je n’ai jamais mis en action. Un collègue et moi avons décidé de nous jeter à l’eau.

Nous avons appelé cela : « Le mur de l’illumination«

Ça aurait pu s’appeler « Le mur des échecs », mais nous ne voulions pas que ça sonne trop péjoratif pour ceux qui n’ont jamais été exposés au concept de sécurité psychologique ou de tolérance à l’échec.

L’idée est simplement de créer un endroit où les gens peuvent partager leurs anicroches, et les leçons qu’ils en ont retirées. Un petit projet d’art plastique facile qui ne comporte qu’une règle simple.

Faire de la sécurité psychologique un prérequis au travail
Règle simple :- Votre anicroche- Ce que vous avez appris

Nous avons commencé en février. Lors de notre session de nouvelles hebdomadaires, nous avons expliqué le concept. Les gestionnaires avaient déjà commencé à remplir la première colonne avec leurs propres mésaventures. J’ai également expliqué avoir parlé au PDG et l’avoir fait promettre de remercier individuellement tous ceux partageront leurs erreurs sur le Mur de l’illumination.

Le premier mois, cependant, seuls les gestionnaires avaient partagés leurs anicroches. J’étais un peu déçu, mais j’ai décidé d’être patient. Au début du mois de mars, j’ai remarqué deux papiers sur le mur, et ils ont été mis là par des gens du personnel. Je savais, à ce moment, qu’au moins 2 personnes sur 23 se sentent en sécurité dans notre environnement. C’est un superbe début!

Jusqu’ici, je suis en tête avec 4 mésaventures partagés sur le mur, certaines assez embarrassantes. Plutôt que d’en avoir honte et de les cacher, je me sens assez en confiance pour en rire avec mes collègues, et discuter combien certaines bourdes étaient tout à fait majestueuses. Mes collègues s’en souviendront et feront probablement attention de ne pas répéter mes propres erreurs.

Le plus intéressant dans tout ça, c’est combien les visiteurs sont stupéfiés par ce simple concept. Ce qui me rappelle tout le travail que j’ai à faire pour guérir le marché du travail. Mais bon, il faut bien commencer quelque part…

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Faire de la sécurité psychologique un prérequis au travail
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Que voulez-vous dire par sécurité? Vous devriez avoir besoin de faire de la sécurité psychologique une condition préalable sur le lieu de travail. En savoir plus en bref pourquoi les gens ne devraient pas avoir peur d'échouer.
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Primos Populi
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Propriétaire de Primos Populi. En tant que gestionnaire, je préconise l’approche “les gens d’abord, et le reste suivra”. Mes sujets de prédilection sont la culture organisationnelle, le droit à l’erreur et l’abaissement du centre de gravité du pouvoir décisionnel. Je cultive l’épanouissement des gens.

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